Affichage des articles dont le libellé est Nature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Nature. Afficher tous les articles

jeudi 13 février 2014

Maroc le pays des Pommes d'Or


Nous allons parlez ici de cette pomme d'or, vous l'aurez comprit il s'agit de l'orange, afin de faire un rappel sur son importance et sa symbolique en tant que fruit d'Hespérie (actuel Maroc).

1 - Bienfait de l'orange :

L'orange a presque les mêmes composés que le citron avec l'avantage qu'elle est mieux tolérée par l'organisme que ce dernier. L'orange est plus douce que le citron et son action dépurative l'est donc également. Elle a un pouvoir tonique et nutritif sur l'organisme. Même si l'orange est plus douce que le citron, il faut éviter l'excès à cause de son pouvoir dépuratif. Il est préférable de le consommer le matin. 

Un proverbe arabe dit : "L'orange est d'or le matin, d'argent à midi, et de plomb le soir."

C'est un fruit bien accepté par les diabétiques, à cause de sa faible teneur en sucre. Si on consomme l'orange entière, sans sa pelure, la cellulose de la pulpe produit une douce action laxative. L'orange est un fruit indispensable pour la femme enceinte, pour celle qui allaite et pour les enfants en pleine croissance. C'est aussi indispensable pour les sportifs, pour les personnes qui font un travail musculaire important, pour les malades en convalescence et pour les vieillards.  Elle est bonne contre le rhumatisme et la goutte ainsi que pour faire baisser la fièvre et combattre la fatigue. Elle peut, aussi, être utilisée en cas d'intoxication de l'organisme.
L'orange renforce les protections immunitaires et défend les muqueuses. Elle permet l'augmentation de la sécrétion pancréatique lors de la digestion.
Comme le citron, elle peut être utilisée pour le soin du visage, avec l'avantage que l'orange a une action anti-rides. L'orange favorise la production de globules rouges et la lutte contre l'anémie. Elle fluidifie le sang et protège les vaisseaux sanguins. Son action est, aussi, importante sur la peau et sur les cheveux.

A cause de la quantité importante de vitamine C, l'orange sert à lutter contre le scorbut. Elle prévient le développement des rhumes. L'acide citrique de l'orange permet la dissolution de l'acide urique et donc l'élimination de calculs rénaux. Elle a une action diurétique.
Pour lutter contre les mites, vous pouvez piquer une orange de clous de girofle jusqu'à ne plus voir la pelure. L'action d'une telle préparation se fera sentir pendant de longs mois.
L'orange, comme la plupart des fruits, doit se consommer seule et de préférence à jeun. Elle devrait faire partie de l'alimentation de ceux qui souffrent de maladies infectieuses, de cancer, du diabète et de tuberculose. L'orange a une action tonique sur le système nerveux et coeur. Elle empêche l'insomnie, la nervosité ainsi que les migraines.
L'action antiseptique et antimicrobienne de l'orange intervient au niveau de la flore du côlon, où elle en traîne la " désinflammation" des muqueuses.
La cure d'orange est utile contre la grippe et l'eczéma. L'infusion de zeste d'orange sert pour stimuler la digestion et pour empêcher la formation de gaz. L'infusion de fleurs et de feuilles d'oranger sert comme stimulant et tonifiant de l'organisme. Elle diminue les insomnies. L'infusion doit être bue après le repas.

A cause de ses hétérosides flavoniques, l'orange protège les parois des capillaires et prévient les hémorragies. L'orange est alcalinisante, apéritive et digestive.
La tisane de fleurs ou de feuilles est utilisée pour ses propriétés sédative, hypnotique, antispasmodique et vermifuge.

On entend par "fruit de l'immortalité" un fruit qui repousse la vieillesse, la mythologie parle d'immortalité ce qui est peutêtre une façon de décrire ses effets sur la peau.

2 - Le fruit le plus consommé au monde :



Le jus d'orange représente près de 50% des volumes de jus de fruits vendus en France avec 779 millions de litres consommés en 2012, devant les pommes et les vitaminés, a indiqué mercredi l'Union nationale interprofessionnelle des jus de fruits (Unijus). Au total, en 2012, les Français ont consommé 1,62 milliard de litres de jus de fruits, en baisse d'1% par rapport à 2011.

Malgré la flambée des coûts des fruits, les prix de vente aux consommateurs sont restés stables en 2012: un pur jus s'est vendu en moyenne à 1,63 euro et le jus à base de concentré à 1,07 euro. En quatre ans, le prix du pamplemousse a grimpé de 115%, 60% pour la pomme et 55% pour l'orange. Pour 2013, les prévisions laissent entrevoir une hausse de 70% pour le raisin, entre 20 et 60% pour la pomme, 10 à 25% pour l'orange et 40% pour le pamplemousse.

L'appétit pour les purs jus ne se dément pas

"Une plus importante progression du prix de vente aux consommateurs a touché les nectars, en raison de la taxe sur les boissons avec sucres ajoutés (appelée "taxe soda", NDLR): leurs prix sont passés à 1,08 euro contre un euro en 2011", note l'interprofession. Cette fiscalité, entrée en vigueur en janvier 2012, "est particulièrement pénalisante (...) car les nectars sont le seul moyen de consommer certains fruits sous forme liquide" comme les fruits pulpeux (banane, abricots) ou les fruits acides (fruits rouges) qui "doivent être dilués puis édulcorés", explique-t-elle encore.

L'appétit pour les purs jus ne se dément pas. Ils passent le cap des 50% de parts de marché (51,8%), devant les jus de fruits à base de concentré (29,2%), les nectars (18,5%) ou les smoothies, en nette baisse sur un an (0,5% de part de marché, -23% en un an).



Le jus d'orange est le jus le plus consommé au monde. Le Brésil produit  actuellement 54% du total et la Californie 30%, soit 84% à eux deux, sur la base des chiffres de l'année 2010.8

La différence principale réside dans le fait que le Brésil exporte 99% de sa production alors que 90% de la production de la  Floride sont consommés aux USA et seulement 10 % sont exportés.1

Le bassin méditerranéen constitue la deuxième plus grande zone de production de jus d'orange, notamment avec l'Espagne, l'Italie, la Turquie, l'Égypte, le Maroc et Israël.

3 - Le Maroc face au péril orange :



Malgré une forte progression de la production des agrumes au Maroc, les transformateurs sont confrontés à des pénuries cycliques de matières premières. La raison en est que les exportations, tout comme la consommation de bouche, absorbent l'essentiel de la production, et sont elles-mêmes en forte progression. Le marocain consomme à lui seul une énorme quantité d'orange.

Production d'agrumes au Maroc

Le contrat programme visant à la production de 2,9 millions de tonnes d'agrumes d’ici 202010 ne changera sans doute pas grand chose à cette situation, étant donné que par exemple sur la période 2009-2010, le taux de croissance de la consommation des jus de fruits (37%) a été très supérieur à celui de la production des agrumes (15,3%). Il s'en suit un déficit chronique de la disponibilité de la matière première.

Historiquement, la pénurie d'orange avait été à l'origine du démantèlement de l'ancienne Fruitière Marocaine de Transformation (FRUMAT) en 2004. Ces difficultés d'approvisionnement se perpétuent dans la durée, comme au démarrage de la campagne 2009-2010, durant laquelle les usines d'extraction du jus d'orange ne tournaient qu'à 20% de leur capacité.

Pour éviter une répétition de ce scénario catastrophe, les producteurs de jus d'orange marocains n'ont donc d'autre choix que de développer leurs propres vergers afin de garantir leurs approvisionnements, avec le risque météorologique que cela implique, et comme seule alternative de s'approvisionner sur les marchés internationaux, mais en étant dans ce cas exposés à la volatilité des prix.


Le Maroc dont l'art culinaire ne manque pas d'utilisé l'orange sans compté la consommation en bouche devra faire face à un marché de plus en plus forasse au niveau nation, régional et mondial.

"D’ici 2040, la demande en jus d’orange dépassera
l’offre d’environ 76 millions d’hectolitres de jus 100%"

Bob Norberg


"À environ $1,75 la livre, les prix du jus d'orange menacent de s'envoler vers des
niveaux qui n'avaient plus été visités depuis le pic des matières premières mi-2007" 

Jamie Chisolm


"On doit s'attendre, pour la plupart des fruits, à des prix de matières
premières s'établissant au-delà des moyennes historiques"

European Fruit Juice Association 2010 Market Report


"Le jus de fruit pourrait devenir un luxe"

The Grocer



Le continent importe, comme nous l'avons vu dans le cas du Maroc,  des jus de fruits, industriels et conditionnés, pour couvrir les besoins croissants de sa population, dont la consommation est anticipée en forte hausse.

Sur ces importations, la valeur ajoutée générée lors de la transformation échappe en grande partie aux nations africaines, tandis que le coût des produits transformés d'importation les rend inaccessibles à la plus grande partie de la population.

4 - Entre mythe et réalité :

La mosquée aux trois pommes d'or (Marrakech)

Construite vers la fin du 12ème siècle par l'almohade Yacoub el Mansour (empire berbère islamique), son plan est singulier et tout à fait original. C'est une vaste mosquée en T presque carrée. L'originalité réside aussi dans la cour très vaste qui est subdivisée en un grand ''sahn'' central et en quatre petites cours séparées par des arcades. Tout cet ensemble est agrémenté de nombreux bassins. Le minaret trapu et massif servira de modèle aux architectes des siècles suivants. Il a été merveilleusement construit en moellons et en briques, le bois ayant été employé sous forme de linteaux, de longrines, etc.

Contrairement au minaret de la Koutoubia, décoré par panneaux, celui-ci est entièrement couvert d'un fastueux décor d'entrelacs que les artistes andalous surent utiliser avec habileté pour plaire à leurs souverains qui prônaient la sobriété. 

La mosquée de la kasbah devint célèbre grâce à la légende de ses trois boules et qui seraient faites d'or pur. Et Léon l'Africain de raconter : ''Nous lisons dans les ouvrages historiques que la femme de Mansour, après que son mari eut fait bâtir ce temple, désira elle aussi laisser quelque souvenir d'elle-même parmi les ornements de cet édifice. Elle vendit ses propres joyaux d'or, d'Argent, de pierreries, etc., que lui avait donnés le roi quand il l'avait épousée, et elle fit faire les trois pommes d'or qui donnent une si belle apparence au sommet de cette tour.'' Selon une légende, ''celui qui a fixé les pommes d'or a prononcé une incantation magique par laquelle il a obligé certains esprits à monter auprès d'elles une garde perpétuelle''.

Au pays d'Hercule, les Ibéromaurussiens (Maures et Andalous) ont peut-être voulus à travers cette mosquée commémorer l'histoire d'Hercule et les trois pommes d'or. Cependant on peu bien croire en une coïncidence néanmoins le parallèle historique n'en reste pas moins édifiant.

Le jardin des Hespérides (Maroc)
L'orange renvoi au mythe de la pomme d'or du pays d'Altas, actuel Maroc, ce même pays dont parle la légende antique est resté ce pays de l'orange mais devant l'industrialisation se voit oublié alors qu'une plus forte productivité serai envisageable. La course à la compétitivité serait-elle la meilleur voie à suivre quand on voit les dégâts que cela à causé au Brésil. Pouvons nous voir le péril orange sous un autre angle, celui du bio, du marché équitable? Le Maroc aurait il plus à gagné à misé sur la qualité plutôt que la quantité? D'un point de vu historique et civilisationnel l'orange devrait être mis en avant comme un symbole national au même titre que l'argan, avec une volonté de conquérir les marchés les plus exigent en terme de quantité. Un point de vue uniquement mercantile risque de détériorer l'écosystème de l'Atlas déjà fortement affaiblie par l'avancé du Sahara. En laissant l'industrialisation de l'orange chinoise (oui l'orange douce viendrai de chine découvert par les portugais) dans une logique industriel à la manière de l'empire du milieu et prenant le chemin d'une production bio-équitable et qualitative le Maroc ainsi que toute l'Afrique du nord peu créer son propre marché tout en devenant incontournable pour sa qualité de fruit.

La renaissance berbère passe par une revalorisation de nos pommes d'or, un respect sévère de notre patrimoine naturel et un retour édifiant vers nos mythes fondateurs tel que les jardins des Hespérides.

vendredi 26 juillet 2013

Aknarie une plante voyageuse



Le Figuier de Barbarie (Opuntia ficus-indica) est une espèce de plante de la famille des Cactaceae, originaire du Mexique, qui s'est naturalisée dans d'autres continents, notamment le pourtour méditerranéen et en Afrique du Sud. Il produit un fruit comestible appelé figue de Barbarie.
Cette espèce appartient à la sous-famille des Opuntioideae, tribu des Opuntieae.
Noms vernaculaires : figuier de Barbarie, figuier d'Inde, nopal, oponce, cactus raquette.

Le figuier de Barbarie est cultivé principalement pour la production de fruits. On le cultive aussi pour la productions de nopalitos (jeunes cladodes consommés comme légumes au Mexique) ou marginalement pour l'élevage de la cochenille Dactylopius coccus, pour la production d'un colorant rouge, aux îles Canaries.
Il est aussi cultivé en Tunisie, essentiellement dans la région de Kasserine, en particulier à Thala, et très consommé pendant l'été. Il est connu pour son effet "bloquant" sur la digestion (constipation sévère).
Il nécessite un climat chaud et une exposition bien ensoleillée. Il préfère un sol filtrant et bien drainé, de pH neutre
La multiplication peut se faire soit par semis, soit par bouture, en partant de cladodes âgés de un à deux ans.
La taille, à exécuter au printemps ou en fin d'été, sert à empêcher le contact entre les cladodes, ainsi qu'à éliminer ceux qui sont malformés ou endommagés.
Pour améliorer le rendement, il est opportun d'apporter une fertilisation phospho-potassique, de préférence organique.
En culture irriguée, on peut obtenir un rendement de 250 à 300 quintaux de fruits à l'hectare.
La gamme des variétés en culture se limite en substance à trois cultivars qui diffèrent par la coloration du fruit : jaune (Sulfarina), blanche (Muscaredda) et rouge (Sanguigna). Le cultivar Sulfarina est le plus répandu en Italie pour sa plus grande capacité productive aux méthodes de culture intensive. La tendance en général est d'intégrer la culture des trois cultivars, de manière à fournir au marché un produit caractérisé par sa diversité chromatique.


1. Les vertus :



Selon des centaines de recherches effectuées sur le cactus partout dans le monde, les chercheurs ont démontrés des bienfaits thérapeutiques et médicinaux de la figue de barbarie. Et si un jour on se met à hésiter à consulter un médecin pour un banal bobo ou manger un bon "zaaboul" ou "héndi", le mérite reviendra aux scientifiques qui ont mis en valeur toutes les vertus de ce fruit magique.

Selon des centaines de recherches effectuées sur le cactus partout dans le monde, les chercheurs ont démontrés des bienfaits thérapeutiques et médicinaux de la figue de barbarie. Et si un jour on se met à hésiter à consulter un médecin pour un banal bobo ou manger un bon "zaaboul" ou "héndi", le mérite reviendra aux scientifiques qui ont mis en valeur toutes les vertus de ce fruit magique.

Grâce à sa capacité de survie dans des conditions extrêmes, la figue de Barbarie a développé des propriétés exceptionnelles. Son huile très rare riche en vitamine E et acides gras essentiels possède de remarquables vertus anti-oxydantes et anti-radicalaires. Secret ancestral des guérisseurs marocains pour effacer les cicatrices, elle donne un magistral "coup de fouet" à la peau pour restructurer les tissus cutanés du visage et du cou avec fermeté et tonicité. De texture légère et non grasse, cette puissante anti-ride régénère les cellules et répare les fibres de collagène et d’élastine.

La figue de barbarie est utilisé autant que anti-inflammatoire, anti-virale, anti-bactérienne, anti-oxydante (le stress), anti-ulcère, anti-diabétique (diabète type 2), antirides (elle contient la vitamine E), anti-cancer, cicatrisante, diminue le cholestérol et l'obésité. Il est utilisée aussi dans l'industrie cosmétique : gel, crème de lifting, crème de soin, crème anti-rides, champoing et même parfum.

Au Maroc, les préparations traditionnelles reconnaissent les qualités cosmétiques de la sève de cette plante. Le cactus est également connu pour ses désagréments gastriques, mais là, il devient un fruit des plus lorgnés.


2. Plante guerrière à la conquête du monde :




L'espèce est originaire du Mexique, où elle est appelée nopal et figure dans les armoiries du drapeau mexicain. Il était inconnu en Europe avant les voyages de Christophe Colomb. Il fut décrit de façon précise pour la première fois en 1535 par l'Espagnol Gonzalo Fernández de Oviedo y Valdés dans son Histoire des Indes occidentales. Sa morphologie insolite frappa les premiers conquistadors. Outre les fruits, c'est l'élevage de la cochenille qui attira surtout leur attention, mais l'élevage de cette dernière aux îles Canaries ne fut réussi qu'au XIXe siècle. Elle se répandit d'abord dans les jardins botaniques comme curiosité. Naturellement, le figuier de Barbarie se reproduit par multiplication végétative (vs reproduction sexuée).
Elle s'est diffusée rapidement dans le bassin de la Méditerranée et s'y est naturalisée au point de devenir un élément caractéristique du paysage, notamment en région PACA et en Corse. Sa diffusion est due autant à l'homme (qui embarquait des cladodes comme aliment anti-scorbutique) qu'aux oiseaux qui en mangeant les fruits assurent la dispersion des graines. Elle s'est répandue également dans l'hémisphère sud, notamment en Afrique du Sud, à Madagascar, à la Réunion et à l'île Maurice, en Inde et au Sri Lanka, ainsi qu'en Australie et en Nouvelle-Calédonie.
Dans la plupart de ces pays, ce fut véritablement un fléau, l'espèce devenant volontiers invasive. Seule la lutte biologique, par l'introduction d'insectes parasites comme le papillon Cactoblastis cactorum et la cochenille Dactylopius opuntiae, put en venir à bout dans les années 1920-1925. Elle est encore invasive dans certains pays africains. En Namibie notamment, où on a utilisé un composé d'arsenic (le méthanearséniate monosodique, désherbant et fongicide sur les cultures de coton et les terrains de golf), qui semblait plus efficace que le glyphosate).
De nos jours la plante est cultivée dans de nombreux pays, notamment au Mexique, en Algérie, au Maroc, en Tunisie, aux États-Unis, au Chili, en Afrique du Sud, en Grèce, en Israël, en Turquie, en Italie (Sicile, Sardaigne), au Portugal... Dans nombre de ces pays, elle est appelée "figue du diable" ou plus souvent "figue d'Inde" (k'rmous el hindia, en arabe).


3. La légende Inca de la figue de barbarie :


Cette histoire se passe bien avant l’arrivée des espagnols, à l’époque où les Incas dominaient l’empire le plus grand  d’Amérique du Sud, le Tahuantinsuyo.

Afin de connaitre et d’exploiter son empire, l’Inca, chef suprême de l’empire, envoyait des expéditions à la recherche de nouvelles découvertes culinaires et de nouveaux territoires à conquérir.

Un jour l’Inca appela son guerrier le plus vaillant et loyal, Apu. Celui-ci arriva de suite devant l’Inca, lui faisant les révérences et salutations de rigueur.

L’Inca lui dit alors que l’expédition précédente avait trouvé de petits arbres épineux et source de douleur horrible. Lorsque les hommes s’étaient approchés de la plante pour l’observer, un énorme serpent les avait attaqués.  "... et Seul le Chaski qui ramena la nouvelle survécut à une telle rencontre".
Apu répondit avec orgueil: « Je vais tuer cette bête et vengerait la mort de mes frères. »

Le lendemain il ressembla plusieurs guerriers et ils partirent en poncho de guerre sur le chemin indiqué par le messager. Ils arrivèrent très vite sur les lieux du crime et virent le serpent qui était encore plus grand que ce qu’ils s’étaient imaginé.

Apu monta un plan et envoya le plus rapide des guerriers comme appât pour attraper le serpent dans un grand feu que les autres guerriers avaient préparé.
Quand le serpent arriva, il ne se laissa pas prendre au piège, il souffla sur le feu et l’éteignit. Ensuite il crachat son venin sur Apu qui tomba endormi.
Dans un dernier souffle Apu chargea le plus fort de ses guerriers, Chunta, de tuer le serpent avant qu’il n’attaque le village.

Chunta, laissa le serpent s’approcher du corps du capitaine et juste quand ce dernier allait le dévorer, Chunta  prit le par le ventre et le lança dans les plantes épineuses. En essayant de sortir des cactus le serpent s’emmêla encore plus dedans et mourut parmi les corps des guerriers de la première expédition.

Les guerriers emmenèrent la tête du serpent pour l’Inca afin de lui prouver que le peuple était désormais hors de danger. Ils ramenèrent aussi la plante qui les avait aidés à en finir avec l’animal. 

La plante poussa dans toute la région sans qu’on la cultive portant un fruit qui s’avéra être un met délicieux qui sustentait et sustente encore bien des voyageurs.


4. La légende berbère de la figue de barbarie :


On raconte qu'un jour l'océan a déposé une figue sur les côtes marocaines, elle venait des Îles Canaries, un figuier a poussé puis on le nomma "Aknarie" en référence aux Canaries, signifiant en berbère "le canaris" en hommage à sa provenance. 

L'aknarie est le nom berbère donné à cette plante dans les régions du Sousse de l'Anti Atlas marocain voisine avec les Îles Canaries alors qu'au nord du Maroc région voisine de l'Andalousie on la nomme "Tahindicht", signifiant en berbère "l'indienne" en référence à l'origine Inca de cette plante venu d'Amérique du sud.


mardi 28 mai 2013

L'assèchement du Sahara


Le Sahara est le plus grand désert du monde. Il s’étend sur près d’une dizaine de pays (Maroc, Mauritanie, le Sahara occidental, l’Algérie, la Tunisie, la Libye, le Niger, le Mali, le Soudan, l’Egypte, le Tchad) et a une superficie de 9 milliards de kilomètres carrés.

D'après les résultats des dernières recherches, la transformation du «Sahara vert» de type savane tropicale herbeuse en ce désert chaud qu'il est aujourd'hui s'est effectuée lentement, sur des milliers d'années. Ces résultats viennent contredire les travaux antérieurs selon lesquels le changement d'un Sahara «vert» en un Sahara «brun» a été un processus relativement rapide s'étalant sur quelques centaines d'années uniquement.

Il y a 14 800 ans, le Sahara est devenu une savane tropicale herbeuse parsemée de lacs grâce à une augmentation des pluies de mousson. Une analyse de sédiments marins prélevés sur la côte ouest du Sahara suggérait un assèchement relativement soudain de cette région il y a environ 5 500 ans. Ce changement environnemental rapide a été attribué à des processus de rétroaction positive entre la baisse de la pluviométrie et la dynamique de la végétation.

Dans cette dernière étude, une équipe internationale de scientifiques dirigée par le Dr. Stefan Kröpelin de l'université de Cologne (Allemagne) a étudié les sédiments du lac Yoa dans le nord du Tchad. Contrairement à la plupart des lacs de la région, le lac Yoa ne s'est jamais asséché, en raison de son alimentation par une couche aquifère souterraine. Au cours des 6 000 dernières années, été comme hiver, une couche de sédiments se déposait sur le lit du lac.

L'étude de la composition géochimique de ces sédiments, ainsi que des restes de plantes et d'animaux trouvés, a permis aux scientifiques de reconstituer un registre haute résolution détaillé de l'environnement saharien au cours des 6 000 dernières années. Leurs résultats sont publiés dans la dernière édition de la revue Science.

D'après les conclusions des chercheurs, l'assèchement du Sahara s'est fait progressivement entre 5 600 et 2 700 en arrière, en réponse à une baisse progressive des pluies de mousson tropicale. La baisse de la pluviométrie a conduit au remplacement des arbres tropicaux des prairies herbeuses par la végétation caractéristique du Sahel ; a suivi la perte du couvert herbacé et la mise en place des plantes désertiques pouvant résister aux conditions extrêmes du désert.




Jusqu'à présent, le cas de l'assèchement du Sahara était utilisé pour démontrer que les changements environnementaux peuvent se révéler très rapides si certains points de rupture sont atteints.

Par ailleurs, les scientifiques mettent l'accent sur l'importance des informations concernant la rapidité de ces changements pour mieux comprendre l'interaction entre les systèmes tropicaux et les systèmes de prévisions météorologiques à latitude moyenne.

1. Le pays des bœufs :



Dans l’antiquité, toute cette superficie était verdoyante et habitée par des hommes blancs, noirs ou métissés. A partir de 5500 avant le Christ, une grande civilsation pastorale s’y est développée avec une prédominance marquée pour l’élevage des bovins d’où le nom Le pays des bœufs, qui lui a été attribué par les Egyptiens (d’après la traduction des hiéroglyphes égyptiens.)

Cette grandiose civilisation pastorale va subir une désertification continue et inexorable qui va pousser ses habitants à se faire des guerres pour occuper les lieux pourvus d’eau et obliger d’autres à s’expatrier.



C’est ainsi que dès le début de la civilisation pharaonique, les premiers dirigeants mentionnent les invasions d’hommes tentant d’envahir l’Egypte et la défaite de ces migrants se soldera parfois par des défaites suivies de tributs de guerre que les dirigeants des zones de l’Ouest égyptien,les Berbères de l’antiquité, devront payer à l’Egypte. Ajoutons que les écrits égyptiens de l’époque, s’ils mentionnent les défaites des envahisseurs, laissent sous silence les victoires de ces derniers.


Au Sahara central, les premiers Berbères, les "Protoberbères bovidiens", apparaissent dès le Néolithique, vers 7000 ans environ, dans un Sahara encore vert, bénéficiant des derniers millénaires humides qui verdissent encore cette vaste région… Les plus anciens témoignages, des fresques peintes et gravées datant des derniers millénaires de la préhistoire, montrent un Sahara partagé entre la savane et la brousse : éléphants, girafes, autruches, antilopes oryx et gazelles. C'est de cette civilisation protoberbère bovidienne que viendrai ce surnom de "pays des bovins".


2. Il était une fois le Sahara ... vert et habité :



Aujourd'hui, le Sahara recouvre une superficie comparable à celle des Etats-Unis. Il serait devenu le plus grand désert chaud de la planète il y a quelque 2 700 ans, non pas de manière abrupte comme l’avançait une théorie en 2 000 mais à la suite d’un très lent changement climatique, selon des travaux publiés dans la revue américaine Science datée du 9 mai. Il y a six mille ans, le Sahara était très vert, couvert d'arbres, de savanes et comptait de nombreux lacs. Cette vaste région, plus grande que l'Australie, était aussi habitée, précisent les auteurs de l’étude.

La plus grande partie des indices physiques témoignant de l'évolution de la géographie du Sahara ont été perdus. Mais en étudiant les couches de sédiments prélevés au fond de l'un des plus grands lacs sahariens restant, le lac Yoa, situé à Ounianga Kebir à quelque 1000 kilomètres au nord-est de N'Djaména, la capitale tchadienne, cette équipe européenne, canadienne et américaine de scientifiques a pu reconstituer l'histoire de la région au cours des 6 000 dernières années.

Les chercheurs ont effectué des tests géochimiques et examiné les indicateurs biologiques comme les pollens provenant des arbres et plantes qui se trouvaient tout autour avant que le désert ne s'installe, les spores et les micro-organismes aquatiques retrouvés dans les sédiments du lac.

« Les résultats de ces travaux vont à l'encontre de la théorie selon laquelle le Sahara est devenu un désert il y a environ 5 500 ans et ce en quelques siècles, marquant la fin de la période humide africaine, quand des pluies saisonnières comme des moussons s'abattaient régulièrement sur la région », explique Stefan Kröpelin, un géologue de l'Institut d'archéologie préhistorique de l'Université de Cologne en Allemagne et principal auteur de l'étude.

Le Sahara tend actuellement à reverdir …




Le géologue allemand ne conteste pas les données de Peter de Menocal, en 2 000, mais il estime qu'elles sont mal interprétées. En fait, « le lac Yoa, profond de 24 mètres, continue à être alimenté en eau par les réservoirs aquifères souterrains remplis durant la période humide du Sahara qui a commencé il y a près de 15 000 ans. Cette alimentation suffit à remplacer les six mètres d'eau perdus chaque année avec l'évaporation », expliquent ces chercheurs précisant que les précipitations annuelles ne dépassent pas quelques millimètres.

« La désertification du Sahara a eu pour conséquence de chasser les populations du sud de l'Afrique du nord et pourrait avoir conduit à l'avènement de la civilisation égyptienne des Pharaons », estiment ces scientifiques. Aujourd'hui, certains signes laissent augurer d'un très léger revirement de situation, vers un retour de la végétation en certains points du Sahara, semble-t-il à cause du réchauffement du climat de la planète, d'après l'auteur principal du rapport sur l'histoire des déserts, que publie la revue américaine.

« Aujourd'hui, je pense que la même chose est en cours, un réchauffement planétaire », déclare Kropelin, je note une tendance manifeste à un nouveau verdoiement du Sahara, tendance très lente », ajoute-t-il, en s'appuyant sur des visites effectuées dans certaines des zones les plus reculées, les moins peuplées du désert, lors de ces 20 dernières années : « Dans des zones non peuplées, où vous savez qu'il n'y avait que du sable et rien d'autre, pas un seul serpent, pas un scorpion, aujourd'hui, sur des dizaines de kilomètres, vous voyez de l'herbe », assure-t-il.


3. La poussière du Sahara :


Une tempête de sable issue du Sahara transporte avec elle de la poussière vers les îles Canaries. Sous certaines conditions, les poussières emportées peuvent atteindre les États-Unis. © Nasa

Le nord de l’Afrique émet chaque année plus d’un million de tonnes de poussières dans l’atmosphère, mais il n’en a pas toujours été de même. Nombre de ces particules minérales sont emportées vers l’Ouest, et voyagent alors au-dessus de l’Atlantique. Avec le temps, elles se déposent progressivement à la surface de cet océan, avant de couler. En d’autres termes, les sédiments marins renferment, au large de l’Afrique du Nord, de précieuses informations sur les flux de poussières sahariennes de ces derniers milliers d’années.

Or, l’importance de ces flux est directement proportionnelle à l’aridité de la région source, et donc à son climat. Un sol sec libère en effet plus de poussières qu’un sol humide. Ainsi, les conditions climatiques ayant affecté un territoire par le passé, comme la Mauritanie ou le Sénégal, peuvent être étudiées en quantifiant le nombre de particules minérales d’origine terrestre présentes dans des sédiments marins.

Grâce à cela, David McGee du Massachusetts Institute of Technology (États-Unis) vient de préciser l’histoire de la dernière période humide africaine de l'Holocène. Il y a plus de 5.000 ans, le Sahara était recouvert de prairies qui s’étaient étendues depuis le Sahel, et non de savanes ou de déserts comme aujourd’hui.

La période humide africaine doit son existence à la survenue de deux changements climatiques brutaux. Le premier lui a donné naissance, tandis que le deuxième y a mis fin. Les informations actuelles ne permettent pas de savoir si ces changements ont affecté l’ensemble de l’Afrique du Nord simultanément et avec la même importance. Pour combler ces lacunes, David McGee et ses collaborateurs ont analysé les quantités de poussières présentes dans cinq carottes de sédiments, prélevées sur la pente océanique située au nord-ouest de l'Afrique et ce, entre le 31e et le 19e degré de latitude Nord. Ils ont en plus, pour compléter leurs informations, daté des minéraux par la méthode uranium-thorium. L’analyse des sédiments prélevés a ainsi révélée que ces derniers se sont agglutinés durant ces 20.000 dernières années.

La nature brutale des changements climatiques survenus dans le nord de l’Afrique a été confirmée. Toutes les régions composant cette zone géographique ont été touchées simultanément et avec la même importance, ce qui a permis une datation précise de la période humide africaine (à 200 ans près). Elle aurait ainsi débutée voilà 11.800 ans, et se serait terminée il y a 4.900 ans, en donnant naissance au Sahara tel que nous le connaissons. Par comparaison, les flux de poussières étaient 5 fois plus faibles voilà 6.000 à 8.000 ans, par rapport au flux moyen de ces 2.000 dernières années. Ce chiffre, qui est nettement inférieur aux précédentes estimations, sera bientôt présenté dans la revue Earth and Planetary Science Letters (EPSL).

Cette étude est importante pour plusieurs raisons. Elle permet notamment de mieux comprendre les relations unissant la présence de poussières dans des sédiments et le climat de la région dont elles sont issues. Par ailleurs, elle fournit de précieuses références historiques auxquelles pourront être confrontés les résultats de divers modèles climatiques. Ce détail n’est pas négligeable, puisque la plupart d’entre eux n’arrivent pas à reproduire de manière satisfaisante l’évolution du climat au Sahara. Quoi qu’il en soit, et selon certains experts, cette région aurait connu, il y a 5.000 ans, l’un des plus abrupts changements climatiques de l’histoire.


4. La Grande muraille verte du Sahara :



De Dakar à Djibouti, une muraille verte pourquoi faire ? 11 pays africains s’engagent pour freiner l’avancée du désert et de la désertification au Sahel. De bon augure. Car selon les observateurs, la zone du Sahel est confrontée à l'une des pires crises alimentaires depuis 30 ans. Le projet de la Grande muraille verte c’est un tracé d’est en ouest sur plus de 7000 km. Un projet inédit, un peu fou, mais qui a le mérite de mettre à mal  l’image d’un continent rongé par les guerres et les pandémies. Verdict : pas avant 2015 ! 

Utopie ou réalité ? Une ceinture de végétation de 15 km de large doit s’étendre sur plus de 7000 km. La mission : contrer la désertification au Sahara. Début juin, 11 pays africains ont trouvé un accord pour la construction de la Grande muraille verte de Dakar à Djibouti. Dans le Sahel, ce sont 10 millions de personnes qui souffrent de malnutrition. Les terres dévégétalisées et l’appauvrissement des sols rendent impossibles les cultures agricoles. Mais le scientifique Marc Bled-Charreton fait entendre une autre voix. Il estime que l’ampleur de cette initiative est vouée à l’échec. L’autre hic : aucun budget n’a été défini à l’heure actuelle. 


5. Reverdir le Sahara :




Un ingénieur suisse relève un défi monstrueux. Il veut reverdir le Sahara car le réchauffement climatique est irréversible. Et la migration aussi. L’irrigation des déserts est le moyen de conjuguer la création de puits de carbone et des zones vertes bénéfiques. Les Territoires nouveaux pris sur le désert n’empiéteront pas sur les zones habitées et pourront servir de terres d’accueil. Reverdir le Sahara, c’est la reconquête des zones désertiques du Sahara pour y aménager des terres cultivables. Ces terres irriguées seraient destinées à accueillir les réfugiés climatiques et d’autres réfugiés. Dans une très grande extension, ce plan pourrait stabiliser le climat, non seulement de l’Afrique sahélienne, mais de la planète. Une telle entreprise ne peut aller sans le développement d’un concept : la citoyenneté mondiale. Ces deux pôles sont destinés à se développer mutuellement et progressivement.

" Sahara Forest ", un projet développé par le cabinet Exploration, spécialisé dans l'architecture renouvelable, vise à reverdir une partie du désert en créant un micro-climat humide sous serre grâce à l'énergie solaire et à l'eau de mer.
Sahara Forest est le nom ambitieux donné à une proposition britannique dont le but est de produire de l'énergie propre, de la nourriture et de l'eau dans les régions côtières désertiques telles que l'Afrique du Nord ou le Moyen Orient, tout en aidant à reverdir le désert.
L'idée est d'exploiter les synergies entre deux technologies. La première est la serre à eau de mer inventée par Charlie Paton (membre de l'équipe du Sahara Forest Project) qui permet d'évaporer et de distiller l'eau de mer tout en créant un environnement frais et humide pour les plantes. La seconde se base sur la concentration de l'énergie solaire (CSP, Concentrating Solar Power).
« Les deux fonctionnent bien dans des conditions chaudes et ensoleillées », explique Michael Pawlyn, directeur de Exploration architecture et membre du Sahara Forest Project, qui ajoute : « la CSP nécessite un approvisionnement en eau douce déminéralisée pour garder les miroirs propres et c'est ce que la serre à eau de mer produit. »

On a observé qu’à l’est du Sahara, dans la région du sud-ouest de l’Egypte et du nord du Soudan, de nouveaux arbres, comme des acacias, se développent. «Des arbustes apparaissent et deviennent de gros arbustes. Au Sahara occidental, les nomades n’ont jamais eu autant de pluie et de zones de pâturage que ces dernières années. Maintenant, ils font paître leurs chameaux dans des régions qui n’avaient pas été utilisées depuis des centaines, voire des milliers d’années. On voit des oiseaux, des autruches, des gazelles revenir, et même certaines espèces d’amphibiens reviennent. Cette tendance s’est poursuivie sur ces dernières vingt années. Elle est indéniable.» Une explosion de la croissance des plantes a été prédite par certains modèles climatiques qui annonçaient que les précipitations de juillet à septembre, la saison des pluies, augmenteraient jusqu’à 2 millimètres par jour d’ici 2080. Toutefois, certains climatologues ne sont pas d’accord. Ce problème est encore plutôt «incertain» ; c’est pour l’Afrique du Nord que les désaccords sont les plus grands.

Conclusion :

Nous pensons que d'ici quelques années plusieurs projet pour un Sahara vert seront lancé un peu partout en Afrique du nord pour stoppé l'avancé du désert, néanmoins toute la science du monde ne pourra résister à ce véritable péril sablonneux si l'Homme berbère ne réforme pas son comportement et ne se mobilise pas individuellement puis collectivement contre ce phénomène. Pour stopper le Sahara il faudra plus que des moyens technique, il s'agit de lancé une bataille verte contre la désertification des terres, un vaste projet où chacun aura son rôle à jouer, la sensibilisation des populations passe aussi par l'élaboration d'une pédagogie et une réévaluation de notre mode de vie que nous soyons berbère au porte du Sahara ou de l'Atlas.


jeudi 29 novembre 2012

La cédraie de l'Atlas : un patrimoine unique et inestimable


Le Cèdre de l'Atlas (ou Cedrus atlantica) est une espèce d'arbre conifère de la famille des Pinaceae. 

C'est un arbre d'allure majestueuse et imposante pouvant atteindre une hauteur de 30 à 40 mètres; son port, bien que présentant souvent une cime tabulaire à l'âge adulte, est plus longiligne ; sa longévité est importante.
Il se distingue des autres espèces de cèdres par ses rameaux dressés, ses aiguilles courtes (de 2 ou 2,5 cm de longueur en général), peu pointues.
Les cônes femelles ont un sommet aplati. Ils sont plus petits en moyenne que ceux du cèdre du Liban : ils mesurent de 5 à 7 cm de longueur contre 8 à 10 cm. Leurs écailles sont bordées d'un liseré brun.
Il présente plusieurs variétés locales, différentes par la taille, l'aspect, et surtout par la couleur, le Cedrus atlantica glauca, d'une couleur bleuâtre à turquoise étant peut-être le plus beau et le plus pittoresque.


Le cèdre de l'Atlas peut-être attaqué par la processionnaire du pin (Thaumetopoea pityocampa) qui attaque également les pins ou par la processionnaires du cèdre (Thaumetopoea bonjeani) qui lui est spécifique. La tordeuse Acleris undunala provoque également des dessèchements sur de nombreux arbres à l'échelle de massifs entiers. Les pucerons Cedrobium laportei et Cinara cedri s'attaquent aux jeunes rameaux ou aux aiguilles. Les singes macaques (Macaca sylvanus) en écorçant les cimes constituent également une menace pour le cèdre. Le champignon Phellinus chrysoloma provoque une pourriture du bois.


Le cèdre de l'Atlas est originaire d'Afrique du Nord; il se trouve en Algérie (Aurès, Kabylie et Ouarsenis) et au Maroc (dans le moyen Atlas, le Rif et le haut Atlas oriental).
Le cèdre de l'Atlas vit dans les zones montagneuses et les cédraies se développent entre une altitude de 1500 et 2500 m, avec une préférence pour les versants nord et ouest beaucoup plus arrosés. La sécheresse des dernières années et surtout une déforestation galopante ont considérablement reduit son aire de répartition.
Le cèdre de l'Atlas, longtemps méconnu, fut introduit pour la première fois en France par le pépiniériste Sénéclauze, en 1839. Il fait la joie des jardins publics et des châteaux, par son acclimatation facile et son allure, imposante et gracieuse à la fois.
Le cèdre de Gouraud près d'Ifrane, un individu du moyen Atlas qui est une attraction touristique au Maroc, par l'aspect bizarre de son port (le général Gouraud, qui a été en poste au Maroc, avait perdu son bras droit; or le cèdre de Gouraud n'a qu'une grosse branche latérale), est en train d'agoniser à l'âge de 800 ans.

Les variétés :

  • Cèdre de l'Atlas (Cedrus atlantica), l'espèce d'origine
  • Cèdre de l'Atlas dorée (Cedrus atlantica 'aurea' )
  • Cèdre de l'Atlas fastigié (Cedrus atlantica 'Fastigiata' )
  • Cèdre bleu de l'Atlas (Cedrus atlantica 'Glauca' (Endl.) Batt. & Trab.) a des aiguilles de couleur bleu-gris argent
  • Cèdre bleu pleureur (Cedrus atlantica 'Glauca Pendula' Batt. & Trab.) : cèdre bleu en version pleureur dont le premier individu est toujours visible à l'Arboretum de la Vallée-aux-Loups
  • Cèdre pleureur (Cedrus atlantica 'Pendula') : la version pleureur (branche retombant vers le bas) du cèdre de l'Atlas
  • Cèdre de l'Atlas pyramidal (Cedrus atlantica 'pyramidalis') : branches serrées le long du tronc

Cèdre de l'Atlas bleu, arbre préhistorique.
Ce que très peu de spécialiste oublie de mentionné au sujet des arbre de l'Atlas ces qu'il s'agit de végétaux préhistorique, un véritable patrimoine que les berbères sont les premiers à abandonner alors qu'il leur appartient et fait partie de leur héritage ancestral.


La cédraie du Maroc couvre environ 130.000 ha répartis sur plusieurs massifs comprenant quelques futaies dans le Rif, et dans le Haut-Atlas mais l'essentiel est concentré dans le Moyen-Atlas entre 1500 et 2400m, étage montagnard recevant le plus de précipitations.
La cédraie est constituée d'une variéte endémique, le cèdre de l'Atlas. Les spécimens les plus vieux et les plus impressionnants de cèdres, peuvent atteindre et une hauteur de 40 à 60m et 1200 ans d'âge, faisant de cet arbre une véritable mémoire vivante de l'évolution climatique du Maroc.

La cédraie abrite une faune sauvage remarquable dont le représentant le plus emblématique est le singe "magot"(macaque de berbérie), espèce endémique du cèdre, mais on citera également le renard roux,  la genette, le sanglier, la mangouste, le chat sauvage, le cerf de berbérie (réintroduit récemment dans le Parc National de Tazzeka) et de nombreux insectes et oiseaux (circatète, aigle botté, faucons, coucou, chouette hulotte, pic épeiche, rollier d'Europe, roitelet triple bandeau, bec-croisé des sapins, petit-duc, mésange bleue...). Les deux espèces les plus impressionnantes, le lion de l'Atlas et la panthère ont disparu, le premier dans les années 1920 et la seconde, récemment, dans les années 1980-1990.


La cédraie représente un écosystème fragile et menacé :



Son équilibre est affecté et menacé par différents phénomènes (surpâturage, écimage et émondage par les bergers et troupeaux, attaques parasitaires, écorçage par le magot, mauvais traitements sylvicoles, changement climatique...).

Une meilleure connaissance des phénomènes qui fragilisent cet écosystème grâce aux études scientifiques récentes devrait permettre la mise en place de traitements mieux adaptés pour la sauvegarde et la régénération de la forêt, mais la préservation de ce patrimoine est très complexe, et il sera long et difficile..

L'écotourisme peut jouer un rôle positif dans la cédraie, mais il ne faut pas qu'il soit utilisé seulement comme un argument marketing pour y attirer plus de monde sans au préalable sensibiliser et éduquer les touristes et les habitants au rôle vital que représente la forêt de cèdre pour l'équilibre écologique et pour l'avenir du Maroc. Nous espérons que le nouveau Parc National d'Ifrane puisse contribuer efficacement à cette sensibilisation. La cédraie est le dernier rempart vert entre le Sahara et l'Europe.
Sa sauvegarde doit être considérée par tous comme une priorité, cela est capital pour l'avenir du Maroc.


Les forêts-fossiles :


Les forêts-fossiles sont caractéristiques de l'Atlas marocain. Elles ne se renouvellent pas, pour cause de désertification.
Ces arbres sont souvent millénaires, parfois morts sur pied depuis des dizaines d'années et peuvent être :
- de très vieux cèdres (Cedrus atlantica)
- des genévriers thurifères (Jupinerus thurifera)
- des cyprès de l'Atlas (Tetraclinis articulata)
- le chêne vert (Quercus ilex)
Petit à petit, la plupart des forêts d'arbres morts ont été décimées pour alimenter les hammam.







L'homme de l'Atlas est semblable à ces Arbres, à la fois d'une richesse ancestral mais déraciné devant le désert qui progresse. Comprendront ceux qui le peuvent !




Dans un futur proche la renaissance de la culture berbère de l'Atlas ne sera plus un enjeu politique mais écologique, alors qu'une énergie titanesque est orienté dans la lutte politique et associative l'homme de l'Atlas passe à côté de ses devoirs. La lutte de pouvoir aveugle les gens et les médias participe à l'amplification de ce phénomène social. Mais l'écosystème étant déjà très fragilisé, ayant perdu sa structure historique va devenir au fil des années un problème de taille. Face à l'avancée du Sahara et à la déforestation, de plus en plus de signal d'alarme son lancé, il est possible d'oeuvrer à la reforestation des régions de l'Atlas, mais cela devra passé par un retour au devoir. La société post-moderne actuel s'axe uniquement sur les droits, ce qui envoi un message pédagogique négatif à une génération qui va grandir sans considérer ses devoirs, dont ceux qui consiste à voir l'écosystème comme le premier habitacle humain, bien avant le petit foyer de chacun et la coquille égocentrique de chaque personne. Si personne ne souhaite voir sa maison se détériorer ou pâtir de mauvais traitement, devrai comprendre ensuite la façon d'aborder la nature qui l'entour.